Pour ce marathon de Valence, je
décidais d'innover.
Habituellement épuisée par l'hyper-activité de Pconvert les
jours précédents la course : visite de la ville tôt le
matin, jusqu'à tard le soir, piétinements , repas
totalement déséquilibrés foutant en l'air des semaines de
diététique, tenter l'expérience d'arriver la veille
seulement, et prolonger notre séjour par la suite, me
paraissait être la solution idéale.
.
Ce n'était pas la solution idéale !
Arrivés à l'aéroport de Nice dés 5 heures du matin, le
probléme technique du 1er avion à 7 h, fait que nous nous
retrouvons à 14 h, trés fatigués, toujours dans ce même
aéroport de Nice.
Et c'est un vrai miracle, si l'on se retrouve, enfin, à 21
h à Valence, dans la voiture du Cousin et de La Cousine,
venus nous réceptionner. Heureusement, que ces deux-là ont
eu l'idée géniale de partir, le vendredi. Sans eux, sans
leur gentillesse, sans le hasard qui leur fit rencontrer le
copain d'Axe, au Marathon Expo, nous aurions pu paresser au
lit, nous dorer sur la plage, applaudir et encourager les
vaillants marathoniens...... Je rigole!!!
Pasta-party du samedi soir : juste le temps de se dire
bonjour, avant de se dire bonsoir et à demain. Mais même
rapidemment, ça réchauffe le coeur de revoir, JC et
Maryline, son double et Isabelle, Basilio, Pascal, Edérame
et Danielle, et nos PDC catson et catsonne
Ce sont les mêmes que nous retrouvons, à 8 h 30 mn sur le
lieu du départ. Il fait frais. Petit massage, réconfortant
et réchauffant, des épaules de mes hommes. Je dis "mes
hommes", car je suis la seule représentante féminine CLM et
CAF. D'ailleurs, pas beaucoup de femmes : 95 % des coureurs
sont .... des coureurs !!!!! (chiffre officiel = 95,62%
d'hommes !)
En forme, je le suis. La petite gastro survenue 4 jours
auparavant, n'est plus qu'un mauvais souvenir
Je pars à jeun, le goût d'un nouveau ptit déj, acheté le
vendredi, sans le connaître, mais parce qu'il est au
chocolat, ne m'a pas satisfaite. Peut être avec du lait,
mais avec de l'eau, Beurk !
Les 1ers kms sont agréables. Nous courrons tous ensemble
jusqu'au 2éme km, où aprés quelques photos Pconvert décide
de prendre son envol, ainsi que Le cousin.
Jc et Fongede m'abandonnent, à leur tour, au 3éme km pour
un arrêt technique. Ils me rattraperont, et me dépasseront,
plus tard, tous les 2.
Je me sentirais souvent bien seule sur ces larges et
longues avenues, toutes droites, en proie à pas mal de
pensées négatives.
Je m'accroche au groupe de 4 h 15, un bon moment. Que des
mecs ! Pas un mot ! ça ne rigole pas Ils sont tous
hyperconcentrés. Quoique le meneur d'allure est bien
sympathique avec ses fausses moustaches, son faux cigare,
et son chapeau haut de forme. Me rappelle quelqu'un !!
Difficile de discuter, je ne connais pas un mot d'Espagnol.
Mes copines Régina et Lacox me manquent. Je rumine grave.
J'en arrive à penser que ma place n'est pas ici, à courir
aprés je ne sais qui (pas Pconvert, c'est perdu d'avance
!), aprés je ne sais quoi. J'ai l'âge d'être mamie gâteau,
plus celle de courir un marathon.
37éme km, je commence à me sentir mieux. Je suis bien
incapable d'accélérer, mais mon moral reprend le dessus (il
est temps !). J'encourage ceux qui marchent, je les incite
à me suivre "come on", "venga", "animo", "juste five kms",
"allez".
On revient vers la ville, ça tourne, ça monte, ça descend,
le public est là, chaleureux, je réponds aux
encouragements. Mon côté spectacle !
Basilio m'accompagne les derniers métres, ça me fait trés
plaisir.
Je retrouve Pconvert. Il me raconte sa mésaventure. Je me
demande comment il a trouvé l'énergie de terminer
Excellente paella ensuite organisée par Catson et Catsonne.
Parfum et cuisson du riz au top ! Un peu de tristesse, tout
de même, de ne pas compter parmi nous JC et son double
Remise du tourron d'honneur, que je mérite, amplement, pour
être arrivée dernière et seule femme du groupe CLM/CAF
RDV pris pour l'année prochaine à Séville.
La suite du séjour fut plus qu'agréable. J'ai beaucoup
apprécié cette ville, trés aérée, mêlant l'ancien et le
nouveau avec bon goût. Je me suis régalée de tapas et
"d'orchata, accompagnée de fartons", brioche à la légéreté
surprenante ! hhuuummmm ....
L'année prochaine, et si Dieu veut, je serai au départ du
marathon de Séville... Arrêter de courir, maintenant, alors
que m'attendent Monaco, Vienne, Marseille, Lille-Lens,
Stockolm, Zermatt, le Médoc, le Luberon, Munich,
Nice-Cannes, la Rochelle, ce serait un peu dommage.
Et puis, pour être mamie-gâteau, il me faut des petits
enfants...hein ! mes filles...